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RV-X : le Japon fait décoller et atterrir sa fusée réutilisable

📅 14 juillet 2026 ✍ Théo

Vingt-quatre heures à peine après la récupération historique de l’étage du Longue Marche 10B chinois, c’est le Japon qui a marqué des points dans la course mondiale à la réutilisation. Samedi 11 juillet 2026, la fusée expérimentale RV-X (Reusable Vehicle eXperiment) de l’agence spatiale japonaise JAXA a décollé, plané, puis s’est reposée en douceur lors de son tout premier vol d’essai, au centre d’essais de Noshiro, dans le nord-est de l’archipel.

Un petit saut, mais un vol parfait

Le vol, retransmis en direct par le collectif de passionnés NVS, a duré moins d’une minute. Le déroulé, lui, a été impeccable : la fusée s’est élevée de 11 mètres, s’est déplacée horizontalement de 16 mètres en maintenant sa position verticale, puis a atterri comme prévu, a détaillé Takashi Ito, chef du projet fusée réutilisable à la JAXA, lors d’un point presse en ligne depuis le centre d’essais.

L’engin, développé conjointement par la JAXA et Mitsubishi Heavy Industries, mesure 7,3 mètres de long pour 1,8 mètre de diamètre. Il est équipé d’un moteur à la durabilité renforcée — il a déjà encaissé 165 essais de combustion — et de quatre trains d’atterrissage amortisseurs.

Rattraper SpaceX, l’obsession partagée

L’objectif affiché est limpide : maîtriser la technologie qui a permis à SpaceX de casser les coûts de lancement et de dominer le marché mondial. Les prochains vols d’essai enverront le RV-X à environ 100 mètres d’altitude, une montée en puissance progressive typique des démonstrateurs de ce type. La JAXA développe par ailleurs ses technologies de fusées réutilisables en coopération avec la France et l’Allemagne.

Une course qui s’accélère à toute allure

La symbolique du calendrier est frappante. La veille, vendredi 10 juillet, la Chine récupérait pour la première fois le premier étage de son Longue Marche 10B en mer, devenant le deuxième pays au monde à réussir un retour d’étage de classe orbitale. Le RV-X japonais n’en est pas là — son « saut » de 11 mètres rappelle plutôt les premiers essais Grasshopper de SpaceX, il y a plus d’une décennie — mais il confirme que toutes les grandes puissances spatiales ont désormais fait de la réutilisation une priorité absolue. Dans cette course, chaque atterrissage réussi compte.

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