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Ondes gravitationnelles : 390 fusions au catalogue GWTC-5

📅 02 juin 2026 ✍ Théo Mis à jour le 16 juin 2026

La collaboration LIGO-Virgo-KAGRA (LVK) a publié le 26 mai 2026 la version 5.0 de son catalogue d’événements gravitationnels, baptisée GWTC-5. Avec 161 nouvelles détections, le bilan grimpe à 390 fusions confirmées depuis la toute première observation de septembre 2015. Les données analysées couvrent la période d’avril 2024 à fin janvier 2025, soit la seconde moitié de la quatrième campagne d’observation (O4b).

Un catalogue qui a presque doublé

L’ajout des 161 signaux fait nettement basculer l’échelle de la discipline : à eux seuls, les deux volets de la campagne O4 concentrent désormais 75 % de tous les signaux jamais détectés. Les instruments sont devenus si sensibles qu’ils repèrent aujourd’hui trois à quatre nouveaux signaux par semaine d’observation, selon Frank Ohme, responsable de groupe à l’Institut Max-Planck de physique gravitationnelle.

GW250114, le signal le plus net jamais capté

Le catalogue contient cinq fusions de trous noirs exceptionnellement intenses, dont la plus claire jamais enregistrée. GW250114, observée le 14 janvier 2025, provient de la coalescence de deux trous noirs de 34 et 32 masses solaires situés à environ 1,3 milliard d’années-lumière. Sa pureté a permis le test le plus précis jamais réalisé de la relativité générale et une confirmation du théorème de l’aire des trous noirs de Stephen Hawking. Les chercheurs ont pu mesurer deux « tons » de la phase de relaxation du trou noir final et en contraindre un troisième, tous compatibles avec la solution de Kerr.

Des trous noirs de « deuxième génération »

Deux événements détectés à un mois d’intervalle, GW241011 (octobre 2024, à environ 700 millions d’années-lumière) et GW241110 (novembre 2024, à environ 2,4 milliards d’années-lumière), présentent des spins inhabituels. Ces caractéristiques suggèrent qu’il s’agit de trous noirs « de deuxième génération » — eux-mêmes issus de fusions antérieures, vraisemblablement dans des environnements denses comme les amas stellaires, où les collisions se répètent.

Une nouvelle mesure de l’expansion de l’Univers

En combinant le nombre croissant d’événements et une localisation plus fine, LVK a amélioré de plus de 25 % la précision de sa mesure de la constante de Hubble par rapport au catalogue précédent. La valeur reste cohérente avec les mesures existantes, mais pas encore assez précise pour trancher la « tension de Hubble ». À noter aussi un record de localisation : un signal du 15 juin 2024 a été cerné dans une zone de seulement 6 degrés carrés, soit la surface d’environ 28 pleines lunes.

La suite

L’analyse d’O4c (fin janvier à mi-novembre 2025) est en cours, avec déjà 68 candidats identifiés. La prochaine campagne, IR1, débutera fin octobre ou mi-novembre 2026.

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