🚀 Mission Spatiale

Stardust

Fiche publiée le 13 juin 2026

Comment rapporter sur Terre des grains de comète filant à 6 km/s sans les détruire ? La réponse de la mission Stardust : l’aérogel, un solide si léger qu’on le surnomme « fumée gelée », capable de freiner les poussières en douceur.

Au coeur de la chevelure de Wild 2

Lancée en 1999, la sonde traverse en janvier 2004 la chevelure de la comète Wild 2, à 237 km du noyau, raquette d’aérogel déployée. Les grains s’enfoncent dans l’aérogel en laissant des traces que les chercheurs peuvent repérer pour retrouver les matériaux capturés. L’aérogel permet d’en récupérer une partie pour les analyses en laboratoire, mais la capture à grande vitesse peut aussi les chauffer et les altérer : ces effets doivent être pris en compte dans l’interprétation des échantillons.

Retour en Utah

Le 15 janvier 2006, la capsule atterrit dans le désert de l’Utah : ce sont les tout premiers échantillons cométaires, mais aussi les premiers échantillons solides rapportés d’au-delà de la Lune. Surprise majeure des analyses : la comète contient des minéraux formés à haute température, près du jeune Soleil, preuve d’un grand brassage du Système solaire primitif.

Une seconde mission

Recyclée, la sonde a survolé en 2011 la comète Tempel 1, pour photographier le cratère creusé six ans plus tôt par Deep Impact.

Le saviez-vous ?

L'aérogel de Stardust est l'un des solides les plus légers jamais fabriqués : composé à plus de 99 % d'air, il pouvait freiner des poussières lancées à 6 km/s sans les vaporiser, tel un filet de brume solide.

Question fréquente

Qu'ont révélé les poussières de la comète Wild 2 ?

Une surprise de taille : des minéraux formés à très haute température, près du Soleil naissant, alors que la comète s'est assemblée dans les confins glacés. Cela prouve qu'un vaste brassage de matière a mélangé les régions chaudes et froides du Système solaire primitif.