Pour savoir ce qui se cache sous la croûte d’une comète, la NASA a choisi la méthode directe : la percuter. Le 4 juillet 2005, l’impacteur de 370 kg largué par Deep Impact frappe le noyau de Tempel 1 à 37 000 km/h, sous l’oeil de la sonde mère.
Un feu d’artifice scientifique
L’impact, survenu le jour de la fête nationale américaine, projette un panache d’éjectas bien plus vaste que prévu. Des dizaines de télescopes terrestres et spatiaux, braqués sur la comète, enregistrent l’événement en direct.
Une boule de poussière glacée
Les analyses révèlent un noyau étonnamment poreux et fragile, davantage « banquise de poussière » que bloc de glace dur : sa surface est dominée par une poudre fine, et la glace d’eau n’affleure que par endroits. Une révolution dans la compréhension des comètes.
Une retraite active
Rebaptisée EPOXI, la sonde survole en 2010 la comète Hartley 2, hyperactive et en forme de cacahuète, avant que le contact ne soit perdu en 2013.
L'impact de Deep Impact sur Tempel 1 a eu lieu un 4 juillet, jour de la fête nationale américaine — un feu d'artifice cosmique suivi en direct par des dizaines d'observatoires et des millions de curieux.
Question fréquente
Que cherchait-on en percutant la comète Tempel 1 ?
À exposer la matière primitive cachée sous la croûte, inchangée depuis la formation du Système solaire. Le cratère et le panache d'éjectas ont révélé un noyau très poreux et poudreux, bien plus fragile que prévu — les comètes sont des agrégats légers, pas des blocs de glace massifs.
