De 1961 à 1983, l’URSS a lancé la série de sondes Venera à l’assaut de Vénus — l’environnement le plus hostile du Système solaire interne. À ce jour, ce programme reste le seul à avoir réussi des atterrissages sur Vénus et à en avoir transmis des images de surface.
Survivre à l’enfer
À la surface de Vénus règnent 460 °C et une pression de 92 atmosphères, sous des nuages d’acide sulfurique. Conçues comme des bathyscaphes blindés, les sondes Venera n’y survivaient que de 23 minutes à 2 heures — un exploit d’ingénierie jamais égalé depuis.
Les seules images de la surface
Venera 7 réussit en 1970 le premier atterrissage contrôlé sur une autre planète. Venera 9 transmit en 1975 la première photographie prise depuis la surface d’un autre monde, et Venera 13 envoya en 1982 des panoramas en couleurs d’un paysage de roches volcaniques sous un ciel orangé — ainsi que les premiers sons enregistrés sur une autre planète.
Un héritage inégalé
Plus de quarante ans après, aucune sonde ne s’est reposée sur Vénus. Les images des Venera demeurent nos seuls clichés de la surface vénusienne, en attendant les missions de la prochaine décennie.
Les photos prises par Venera 9 et Venera 13 restent, plus de quarante ans après, les seules images jamais obtenues depuis la surface de Vénus — aucune autre sonde ne s'y est posée depuis 1985.
Question fréquente
Pourquoi est-il si difficile de se poser sur Vénus ?
La surface de Vénus combine 460 °C — de quoi faire fondre le plomb —, une pression écrasante de 92 atmosphères et des nuages d'acide sulfurique. L'électronique doit être enfermée dans une coque pressurisée et réfrigérée, qui ne tient au mieux que quelques heures avant de succomber à la chaleur.
