Entre Mercury et Apollo, il manquait tout un savoir-faire : sortir dans le vide, se retrouver et s’amarrer en orbite, tenir deux semaines en apesanteur. Le programme Gemini, dix vols habités en 1965-1966, a comblé ce fossé à un rythme effréné.
L’école du vol spatial
À bord de capsules biplaces enfin manoeuvrables, les équipages enchaînent les premières américaines : sortie extravéhiculaire d’Ed White en juin 1965, rendez-vous orbital de Gemini 6 et 7 en décembre, et record d’endurance de quatorze jours — la durée d’un aller-retour lunaire.
Le premier amarrage… et la première urgence
En mars 1966, Gemini 8 réussit le premier amarrage de l’histoire avec un étage-cible Agena. Quelques minutes plus tard, un propulseur bloqué met le vaisseau en rotation incontrôlée : Neil Armstrong sauve l’équipage par un sang-froid qui pèsera dans sa sélection pour Apollo 11.
Le tremplin vers la Lune
En vingt mois, Gemini a transformé la NASA en organisation capable d’aller sur la Lune. Presque tous les marcheurs lunaires d’Apollo sont passés par ses cockpits.
Lors de Gemini 8, le premier amarrage spatial de l'histoire a tourné à la première urgence grave en orbite : un propulseur bloqué a mis le vaisseau en rotation à un tour par seconde. Le pilote qui a sauvé la situation s'appelait Neil Armstrong.
Question fréquente
À quoi a servi le programme Gemini ?
À apprendre tout ce qu'Apollo exigerait : les sorties dans le vide, les rendez-vous et amarrages orbitaux, les vols de quatorze jours et la navigation de précision. Sans les dix vols Gemini de 1965-1966, l'alunissage de 1969 aurait été impossible.
