🚀 Mission Spatiale

Mir

Fiche publiée le 13 juin 2026

Lancée le 20 février 1986, la station soviétique puis russe Mir (« Paix ») a inauguré l’ère des stations modulaires : sept modules assemblés en orbite au fil des ans, pour une présence humaine quasi permanente jusqu’au départ de son dernier équipage, le 16 juin 2000 ; la station resta en orbite jusqu’au 23 mars 2001, soit trois fois plus longtemps que prévu.

Un laboratoire des records

C’est à bord de Mir que Valeri Poliakov a établi le record absolu de séjour spatial : 437 jours consécutifs, démontrant qu’un voyage vers Mars était physiologiquement envisageable. La station a accueilli plus d’une centaine de visiteurs de douze nationalités.

Une histoire franco-russe

La France fut un partenaire privilégié de Mir : Jean-Loup Chrétien y effectua en 1988 la première sortie extravéhiculaire d’un non-Soviétique et non-Américain, et Claudie Haigneré y vola en 1996 lors de la mission Cassiopée. Elle devint ensuite la première Française à bord de l’ISS.

Survivante puis sacrifiée

En 1997, Mir survit à un incendie puis à la collision d’un cargo Progress. Vieillissante, elle est désorbitée le 23 mars 2001 au-dessus du Pacifique Sud, près du point Nemo, surnommé le « cimetière des satellites ». Son expérience a directement façonné la Station spatiale internationale.

Le saviez-vous ?

Conçue pour durer 5 ans, Mir en a tenu 15. Elle a même survécu, en 1997, à un incendie à bord puis à la collision d'un cargo de ravitaillement qui perfora le module Spektr.

Question fréquente

Pourquoi Mir a-t-elle été détruite volontairement ?

Après 15 ans en orbite, la station accumulait pannes et coûts d'entretien, alors que la Russie s'engageait dans l'ISS. Plutôt que de risquer une retombée incontrôlée, Roscosmos l'a désorbitée de manière dirigée en mars 2001, au-dessus d'une zone inhabitée du Pacifique Sud.