Arrivé autour de Mars en septembre 1997, Mars Global Surveyor a relancé l’exploration de la planète rouge après vingt ans de disette, et l’a servie pendant neuf ans — un record de longévité pour l’époque.
La carte de référence
Son altimètre laser MOLA a mesuré le relief martien avec une précision métrique, produisant la carte topographique encore utilisée aujourd’hui pour choisir les sites d’atterrissage. Elle a révélé le contraste saisissant entre les basses plaines du nord et les hauts plateaux cratérisés du sud.
La surprise des ravines
Sa caméra a découvert des ravines fraîches sur les pentes de cratères, évoquant des écoulements d’eau géologiquement récents — une annonce retentissante en 2000. La sonde a même photographié de nouvelles coulées apparues entre deux passages, prouvant que Mars reste un monde actif.
Une fin sur un malentendu
En novembre 2006, une erreur de commande oriente mal un panneau solaire ; la batterie surchauffe et le contact est perdu. MGS s’éteint après avoir transmis plus de 240 000 images.
La carte topographique dressée par l'altimètre laser de Mars Global Surveyor est si précise qu'elle sert encore, près de trente ans plus tard, à choisir les sites d'atterrissage des rovers martiens.
Question fréquente
Qu'ont de si intrigant les ravines découvertes par MGS ?
Leur fraîcheur : creusées sur les pentes de cratères et dépourvues de cratères d'impact, elles semblent géologiquement très récentes. Eau liquide éphémère, saumures ou avalanches de givre carbonique ? Leur origine fait toujours débat — mais elles ont prouvé que la surface de Mars évolue encore.
