🚀 Mission Spatiale

Akatsuki

📅 13 juin 2026

Akatsuki (« Aube ») aurait pu n’être qu’un échec : en décembre 2010, son moteur principal lâche pendant l’insertion en orbite de Vénus, et la sonde japonaise file dans le vide. Cinq ans plus tard, elle signera l’un des plus beaux sauvetages de l’histoire spatiale.

Cinq ans de patience

Plutôt que d’abandonner, la JAXA calcule que la sonde, devenue satellite du Soleil, recroisera Vénus en décembre 2015. Le moteur principal étant mort, l’insertion devra se faire avec les seuls petits propulseurs d’attitude — jamais conçus pour cela.

Le rattrapage de 2015

Le 7 décembre 2015, les petits moteurs poussent pendant vingt minutes : Akatsuki est capturée par Vénus. Le Japon tient son premier orbiteur planétaire, sur une orbite différente de celle prévue mais exploitable.

Les secrets de la super-rotation

Akatsuki a ensuite étudié l’étrange atmosphère vénusienne, qui tourne soixante fois plus vite que la planète, et découvert une gigantesque onde stationnaire de 10 000 km arquée au-dessus des montagnes — avant que le contact ne soit perdu en 2024.

Le saviez-vous ?

Akatsuki a réussi son insertion autour de Vénus cinq ans après l'avoir ratée — en utilisant ses minuscules propulseurs d'orientation, jamais conçus pour une telle manoeuvre, après que son moteur principal eut explosé en 2010.

Question fréquente

Qu'est-ce que la super-rotation de Vénus étudiée par Akatsuki ?

L'atmosphère de Vénus tourne en quatre jours terrestres seulement, alors que la planète met 243 jours à pivoter : les vents y filent à 360 km/h, soixante fois plus vite que le sol. Akatsuki a traqué les mécanismes qui entretiennent cette rotation emballée, encore mal comprise.