En décembre 2020, la capsule de Chang’e 5 atterrit en Mongolie-Intérieure avec 1 731 grammes de Lune à son bord : les premiers échantillons lunaires rapportés sur Terre depuis la sonde soviétique Luna 24, en 1976.
Une mécanique de précision
En trois semaines, la mission a enchaîné les manœuvres : atterrissage dans l’océan des Tempêtes, forage et collecte, redécollage depuis la surface lunaire, puis premier rendez-vous robotique de l’histoire en orbite lunaire pour transférer les échantillons vers le module de retour.
Des roches qui rajeunissent la Lune
Le site visé, près du mont Rümker, avait été choisi pour ses laves d’apparence jeune. Verdict des analyses : environ 2 milliards d’années — un milliard d’années plus jeunes que tous les échantillons d’Apollo. La Lune est donc restée volcaniquement active bien plus longtemps que prévu, une énigme pour les modèles thermiques.
Un tremplin pour la suite
Ce succès a ouvert la voie à Chang’e 6, qui a rapporté en 2024 les premiers échantillons de la face cachée, et aux ambitions lunaires habitées de la Chine.
Les 1 731 grammes de Chang'e 5 ont rajeuni la Lune : leurs laves n'ont qu'environ 2 milliards d'années, soit un milliard de moins que tous les échantillons d'Apollo — preuve d'un volcanisme lunaire bien plus tardif que prévu.
Question fréquente
Pourquoi les échantillons de Chang'e 5 ont-ils surpris les scientifiques ?
Leurs basaltes se sont révélés âgés d'environ 2 milliards d'années seulement, alors que la petite Lune aurait dû refroidir et cesser toute activité volcanique bien avant. Aucune source de chaleur évidente n'expliquant ce volcanisme tardif, les modèles d'évolution thermique de la Lune ont dû être revus.
