TRAPPIST-1 h — La plus lointaine d’un système record
TRAPPIST-1 h est la septième et dernière planète connue du système TRAPPIST-1, situé à environ 40 années-lumière dans la constellation du Verseau. Découverte en 2017 grâce aux observations combinées de Kepler et Spitzer, elle est la plus éloignée de son étoile et aussi la plus froide du système — un monde glacé aux confins d’une naine rouge minuscule.
Un monde gelé
À près de 9 millions de kilomètres de son étoile, TRAPPIST-1 h reçoit très peu d’énergie. Sa température d’équilibre est estimée à environ -103 °C, soit des conditions comparables à celles d’Europe, la lune glacée de Jupiter. Toute eau présente à sa surface y existerait sous forme de glace, et l’habitabilité en surface semble exclue.
- Rayon : environ 0,75 fois celui de la Terre
- Période orbitale : 18,8 jours
- Énergie reçue : environ 14 % de celle de la Terre
Un océan souterrain possible
Malgré son environnement glacial, TRAPPIST-1 h n’est pas forcément morte. Les forces de marée exercées par son étoile et par les autres planètes du système pourraient chauffer son intérieur suffisamment pour maintenir un océan liquide sous une croûte de glace — un scénario similaire à celui d’Europe ou d’Encelade dans notre propre système solaire. Ces océans souterrains, protégés des rayonnements et des variations de température extérieures, pourraient offrir des conditions propices à une vie microbienne.
La dernière pièce d’un puzzle unique
TRAPPIST-1 h complète un système qui bat tous les records : sept planètes rocheuses, quatre d’entre elles en zone habitable ou à sa bordure, toutes découvertes autour d’une seule étoile de 8 % de la masse du Soleil. Ce système est devenu l’un des objectifs prioritaires de l’astronomie moderne pour comprendre la diversité des mondes rocheux et rechercher d’éventuelles traces de vie au-delà du système solaire. Les observations continues par James Webb et les futurs instruments devraient révéler si TRAPPIST-1 h possède une atmosphère, et si son intérieur abrite un océan souterrain susceptible de soutenir une biosphère cachée.
