
TRAPPIST-1 d – Une planète tempérée entre feu et glace
TRAPPIST-1 d est la troisième planète du système TRAPPIST-1, situé à environ 40 années-lumière dans la constellation du Verseau.
Découverte en 2016 par le télescope TRAPPIST et confirmée en 2017, elle fait partie d’un système unique composé de sept planètes rocheuses orbitant autour d’une naine rouge ultra-froide.
Une position intermédiaire
TRAPPIST-1 d occupe une position particulière dans le système.
Elle se situe à la limite interne de la zone habitable :
- Plus éloignée que TRAPPIST-1 c
- Plus proche que TRAPPIST-1 e
Ses caractéristiques principales :
- Rayon : ~0,78 × Terre
- Période orbitale : ~4 jours
- Énergie reçue : ~1,1 × Terre
Cette position la rend difficile à classer.
Selon son atmosphère, elle pourrait être :
- Trop chaude pour l’eau liquide
- Ou partiellement tempérée
Une planète verrouillée
Comme les autres planètes du système, TRAPPIST-1 d est probablement en rotation synchrone.
- Une face toujours éclairée
- Une face plongée dans la nuit
Cela crée de forts contrastes thermiques entre les deux hémisphères.
Cependant, si une atmosphère est présente, elle pourrait redistribuer la chaleur.
La zone du terminateur — entre jour et nuit — pourrait alors offrir des conditions plus stables.
Une habitabilité incertaine
TRAPPIST-1 d est moins favorable que TRAPPIST-1 e, mais reste intéressante.
Elle pourrait :
- Conserver une atmosphère
- Maintenir de l’eau sous certaines conditions
Mais elle pourrait aussi être :
- Trop chaude
- Ou dépourvue d’atmosphère
Son statut reste donc incertain.
Observée par le James Webb
Le James Webb Space Telescope étudie activement le système TRAPPIST-1.
Les premières observations suggèrent que les planètes proches comme TRAPPIST-1 b et c n’ont pas d’atmosphère épaisse.
Pour TRAPPIST-1 d :
- Les données sont encore en cours d’analyse
- L’existence d’une atmosphère reste à confirmer
Une planète clé pour comprendre les naines rouges
TRAPPIST-1 d joue un rôle important dans l’étude des systèmes autour de naines rouges.
Ces étoiles étant les plus nombreuses dans la galaxie, comprendre leurs planètes est essentiel pour estimer le nombre de mondes habitables.
