Kepler-70 b — La survivante d’une géante rouge
Kepler-70 b est une exoplanète extraordinaire qui aurait dû ne pas exister. Située à environ 4 000 années-lumière dans la constellation du Cygne, elle orbite autour d’une étoile sous-naine B — le reste d’une étoile qui a traversé la phase de géante rouge. Kepler-70 b aurait miraculeusement survécu à l’expansion cataclysmique de son étoile, lorsque celle-ci a dilaté ses couches externes en engloutissant tout sur son passage.
Une naissance d’une mort stellaire
Lorsqu’une étoile comme Kepler-70 termine sa vie dans la séquence principale, elle gonfle en géante rouge avant de perdre ses couches externes et de devenir une sous-naine B — un cadavre stellaire compact et extrêmement chaud. Toute planète proche aurait dû être engloutie par la géante rouge en expansion. Pourtant, Kepler-70 b existe et orbite désormais à seulement 0,006 UA de ce résidu stellaire — une distance équivalente à 0,9 million de kilomètres.
- Rayon : environ 0,76 fois celui de la Terre
- Période orbitale : 5,76 heures seulement
- Distance orbitale : 0,006 UA (extrêmement proche)
Un enfer brûlant
La face jour de Kepler-70 b atteint environ 7 100 K — plus chaude que la surface du Soleil. À cette température, la surface de la planète est probablement constituée de lave en fusion, voire de roche vaporisée. Aucune atmosphère ne peut persister dans ces conditions extrêmes, et la planète est probablement un corps nu, peut-être ce qui reste d’un cœur rocheux après la perte totale de son enveloppe gazeuse lors de l’engloutissement par la géante rouge.
Une hypothèse controversée
Le statut de Kepler-70 b reste discuté. Certaines études ont remis en question la réalité de cette planète, proposant que le signal détecté pourrait provenir d’autres phénomènes stellaires. Même si elle n’existe pas telle qu’initialement décrite, le concept de planètes survivantes de géantes rouges reste fascinant et explore les limites extrêmes de ce qu’un système planétaire peut endurer au cours de son évolution.
