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Astéroïde Juno (3) — Le troisième astéroïde découvert

📅 19 avril 2026

L’astéroïde 3 Juno est le troisième astéroïde jamais découvert, inscrivant son nom parmi les pionniers historiques de l’astronomie. Identifié le 1er septembre 1804 par l’astronome allemand Karl Ludwig Harding à l’observatoire de Lilienthal, il a rejoint Cérès et Pallas dans la courte liste initiale des astéroïdes connus, contribuant à établir la réalité de la ceinture d’astéroïdes entre Mars et Jupiter. Avec un diamètre d’environ 230 kilomètres, il est l’un des plus grands objets de cette ceinture.

Un découvreur passionné

Karl Harding faisait partie du cercle restreint d’astronomes ayant activement cherché la planète manquante entre Mars et Jupiter, suite à la loi de Titius-Bode. Sa découverte de Juno confirmait que de nombreux petits corps peuplaient cette région — sans qu’aucun ne soit la planète espérée. Juno fut nommé d’après la déesse romaine épouse de Jupiter, perpétuant la tradition mythologique amorcée avec les premiers astéroïdes. Sa découverte a renforcé le concept de ceinture d’astéroïdes qui allait s’affirmer tout au long du 19e siècle.

Une forme irrégulière

Les observations modernes, notamment par le télescope spatial Hubble, ont révélé que Juno présente une forme très irrégulière, avec des dimensions variant considérablement selon les axes. Sa surface est parsemée de grands cratères d’impact — dont un particulièrement impressionnant de plus de 100 kilomètres de diamètre, témoignage d’une collision majeure dans son histoire. Cette structure cratérisée en fait un laboratoire idéal pour étudier l’évolution des astéroïdes sur plusieurs milliards d’années.

Une composition rocheuse

Juno appartient à la classe spectrale S, caractéristique des astéroïdes pierreux composés principalement de silicates et de métaux. Cette composition est similaire à celle des chondrites ordinaires, la classe la plus commune de météorites tombant sur Terre. Les études suggèrent que Juno n’a jamais subi de différenciation significative — son intérieur reste probablement homogène, sans noyau métallique distinct. Cette nature primitive en fait un témoin précieux des conditions de formation des planétésimaux rocheux dans le système solaire interne il y a plus de 4 milliards d’années.